29 janvier, 19 mars... et maintenant ?
Article mis en ligne le 2 avril 2009
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Le sommet intersyndical accouche d’une triste souris...

Vous trouverez ci-dessous le texte que nous avons rédigé le 23 mars dernier. Nous y exprimions notre inquiétude quant à la volonté des directions nationales des syndicats à amplifier le mouvement du 29 janvier et du 19 mars dernier.
Malheureusement ce que nous craignions est arrivé : après avoir repoussé toute décision au 30 mars... l’intersyndicale nationale vient d’annoncer comme perspective "un grand premier mai unitaire" !!! Et pourquoi pas un 14 juillet ?...
Qui pourrait réellement croire à une réelle mobilisation ce jour-là (la veille d’un week-end... en pleine vacances scolaires...), et surtout au poids d’une telle action qui une nouvelle fois se situe un mois et demi après une action réussie comme l’a été le 19 mars ?
Nous ne pouvons nous en remettre à des décisions de l’intersyndicale qui au nom de "l’unité" se condamne à l’immobilisme !
Pour sa part SUD Education 16 ne reprend pas à son compte cette position. Il est particulièrement préjudiciable au mouvement social que nous n’ayons pas de perspectives réelles nationales. C’est un réel handicap pour construire la mobilisation, y compris localement.
Plus que jamais c’est maintenant à chacun(e) d’entre nous de prendre en charge l’avenir du mouvement qui s’est developpé depuis des mois : tous les salariés et tous les militants du mouvement, non-syndiqués ou syndiqués, quelle que soit leur appartenance syndicale, doivent se retrouver et débattre ensemble de la situation.
La réunion publique organisée par le collectif COLLERES 16 (collectif de résistance sociale) vendredi 3 avril au CAJ de la Grand Font à Angoulême à 20h30 avec pour thème "Après le 19 mars, quelles perspectives ?" doit en être l’occasion. Soyons nombreux à répondre à cette initiative.

CDEN : l’Etat impose sa politique.

Hier soir, le CDEN a rejeté les projets de l’administration. Bien qu’isolé et mis en minorité, l’Inspecteur d’académie a pourtant maintenu ses projets (qui ne sont que la traduction locale de la politique Darcos... ni plus... mais pas moins !..).
Fermeture de classes, suppression de postes Rased y compris dans les quartiers défavorisés, rien n’a été remis en cause. L’opposition des syndicats, des enseignants, des parents, des élus n’a pas été entendue.

Dans ce domaine comme dans d’autres, le gouvernement ne comprend que le rapport de force. Et nous devons reconnaître que celui-ci ne nous était pas favorable. La mobilisation sur le terrain, parfois très dynamique est restée limitée à certains quartiers d’Angoulême, à Montignac et Ruelle et n’a pas été suffisante pour faire reculer l’administration. Il aurait fallu que plus d’ écoles du département entrent en action et se coordonnent. Les choses auraient été différentes.
Cela dit, il y bien longtemps que la Charente n’avait connu une telle mobilisation contre les fermetures. Des liens se sont créés qui seront bien utiles dans les prochaines mobilisations qui ne tarderont pas.

texte du 23 mars 2009 :
Mardi journée de mobilisation : réagir, et vite !

La mobilisation du 19 mars a été plus importante que lors du 29 janvier. Le mouvement est comparable dans son ampleur aux pics de 1995 ou de 2003 !
Le gouvernement est en position de faiblesse et craint un mouvement social qui s’étendrait sur le modèle de ce qui s’est fait en Guadeloupe ou en Martinique. Le Canard Enchaîné rapporte que N Sarkozy craint un mai 2009... Ce n’est qu’en développant un mouvement de ce type que nous gagnerons.

Mais consternation : alors que le mouvement social prend de l’ampleur, alors que les salariés reprennent confiance, alors que le rapport de force commence à se modifier en notre faveur (en témoigne le report de la réforme de concours dans l’Education )l’intersyndicale nationale qui avait décidé de se retrouver dès le lendemain à 8h s’est empressée... de ne rien décider.

On a pu lire dans la presse ces derniers jours des titres comme "des grèves de 24h pour canaliser la colère" ou encore "le 19 mars, un succès qui embarrasse les syndicats"...
Car nous sommes maintenant au pied du mur. Les grèves de 24h ont montré leurs limites : le gouvernement n’a donné que quelques miettes après la première et... rien après la seconde. La responsabilité des syndicats devrait être d’appeler au renforcement de l’action, de dire qu’il faut partout dans le pays créer des comités pour la grève générale, comités dans lesquels ils devraient prendre toute leur place, comme l’ont fait les syndicats guadeloupéens.

Au lieu de cela on entend certains dirigeants nationaux offrir pour toute perspective "un premier mai unitaire", ou demander "10 jours de réflexion"... et s’apprêter à être reçus par Sarkozy... "pour préparer en commun le sommet du G20 " ! On rêve...
Ces annonces dilatoires confirment une chose : la plupart des dirigeants nationaux des syndicats ne veulent pas d’un conflit qui se généralise.

L’attentisme des dirigeants syndicaux est affligeant : nous risquons de le payer très, très cher : le patronat ne s’y trompe pas. Il s’engouffre dans les tergiversations des appareils syndicaux et réclame aujourd’hui (France Inter le 23 mars) "l’allongement de l’âge de départ en retraite à 61 ans".

Il appartient à chacun d’entre nous de prendre ses responsabilités, salarié, syndiqué ou non-syndiqué, responsable syndical ou adhérent de toute organisation : retrouvons nous tous ensemble pour construire à la base ce mouvement unitaire qui permettra de gagner. Après le 29 janvier un tel cadre s’est construit en Charente, avec le collectif COLLERES (collectif de résistance sociale). Nous appelons tous les salariés et les syndicalistes qui refusent d’avaler des couleuvres à le rejoindre et à le renforcer. (...)

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