Après "l’échec" du 13 juin...
Article mis en ligne le 22 juin 2009
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Chronique d’un échec annoncé...

La dernière manifestation de ce samedi à Angoulême a rassemblé entre 600 et 800 personnes (au mieux...).
Comparé aux 25000 de fin janvier ou du 19 mars, il sera difficile de parler de réussite...
Peut-on être surpris de cette faible mobilisation ? Pour nous la réponse est non : si 2 français sur 3 disent soutenir les mobilisations sociales il n’en reste pas moins que le sentiment très largement partagé (y compris par SUD Education) c’est que face à ce gouvernement et ses amis du grand patronat ce n’est pas une manif de plus, qui plus est un samedi, et pour couronner le tout en juin qui pouvait changer les choses. Voilà l’explication simple à cet échec de la journée du 13 juin. Quant à ceux qui pensaient qu’il fallait une journée non travaillée (et donc pas d’appel à la grève) ils en sont pour leurs frais...
Cela doit interroger tous ceux qui veulent faire réellement changer les choses : la stratégie du saucissonnage des journées d’action (29 janvier, 19 mars, 1 mai...) n’a pas permis de faire reculer l’équipe Sarkozy-Parisot, et, pire, elle en vient même à démobiliser les salariés...
Aussitôt, Horteufeux, ministre du travail -qui avait félicité début mai les directions syndicales de ne pas avoir appelé à la grève générale-, s’est engouffré dans la brèche et propose d’allonger l’âge de départ en retraite à... 67 ans ! Après le travail du dimanche, le travail pendant les congés maladie ou maternité, la confirmation de la suppression de 34000 postes l’an prochain dans la fonction publique voilà un recul social de plus... et pas un petit...
Alors, dans les mois à venir, allons-nous accepter en baissant la tête ces nouvelles destructions sociales ? Allons-nous recommencer sur la voie de l’échec annoncé une succession de journées sans perspectives comme cela s’est fait cette année ?.. Allons-nous attendre d’hypothétiques changement électoraux ?..

En ce qui nous concerne, nous ne choisirons aucune des ces trois voies... et nous appelons tous les salariés à tirer les leçons des échecs que nous venons, collectivement, de subir. Oui, il faut préparer une GREVE GENERALE ET DURABLE. C’est la seule solution. Encore une fois, c’est en 1968 et en 1995 que les salariés ont gagné dans un tel mouvement. C’est ainsi que CETTE année les salariés de Guadeloupe ont fait reculer le gouvernement et le patronat néo-colonial. Alors, oui, c’est possible !
Chacun(e) d’entre nous peut et doit y contribuer. Comment ? En secouant son propre syndicat s’il est syndiqué, en se syndiquant dans la boutique de son choix s’il ne l’est pas encore, et surtout en ne déléguant pas à d’autres son avenir et l’avenir de nos luttes.

Si nous ne faisons pas ça, soyons sûrs que le gouvernement continuera à avancer, comme il l’a déja annoncé.
Pouvons-nous accepter de laisser une telle société et un tel avenir à nos élèves et à nos enfants ?

Angoulême, le 15 juin 2009.

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