Le 24 juin, tous en grève !
Article mis en ligne le 22 juin 2010
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Les premiers échos dont nous disposons laissent penser que la journée du 24 juin sera marquée par une très forte mobilisation*, probablement exceptionnelle, même si les prévisions en la matière ne sont pas garanties...

Le 23 mars dernier, puis le 27 mai nous étions environ 10 à 12000 à manifester à Angoulême. Soyons honnêtes, les personnels de l’Education n’avaient pas brillé par leur mobilisation... Maintenant que le projet du gouvernement est connu (41.5 annuités, 62 ans pour l’age légal et surtout 67 ans pour un taux plein pour 2018), la colère monte. Les préavis de grève dans le privé se multiplient. La fonction publique, un peu en retrait le 27 mai, se mobilise... Le gouvernement est inquiet, car les salariés semblent décidés à ne pas se laisser tondre comme des moutons... D’autant qu’il n’est pas besoin d’être un spécialiste pour comprendre que ce plan n’est qu’une première étape vers... bien pire encore.

Alors le 24 soyons TRES TRES nombreux à nous mobiliser !

Manif avec 3 rdv à 10h : Victor Hugo, Pont Saint Antoine, ZI3.

Puis convergence à 10h30 à la gare d’Angoulême.

Appel SUD Education

Imposons le retrait total du projet de loi sur les retraites !

Le projet de loi sur les retraites s’inscrit dans la lignée des contre réformes antérieures - 1993, 2003, 2007,

2008. Celles-ci ont entraîné une baisse de 20% des pensions. En interdisant de partir à la retraite à 60 ans, en

augmentant la durée de cotisation, le gouvernement et ses maîtres des marchés financiers veulent « augmenter

le temps d’activité » de ceux qui travaillent. Pour de nombreux travailleurs au chômage avant 60 ans, cela

signifiera l’allongement de la durée du chômage et cela creusera les caisses d’indemnisation.

Pas une retraite ne doit être inférieure au SMIC. Le recul de l’âge de la retraite réduira encore la possibilité de la

vivre en bonne santé. Travailler plus longtemps est d’autant plus inacceptable que le chômage augmente et que

les conditions de travail se détériorent, aggravant la souffrance au travail, faisant apparaître de nouvelles

pathologies. Disons-le tout net : alors que la productivité ne cesse de progresser, il faut travailler non pas plus,

mais moins !

Le projet de loi augmente le taux de cotisation des fonctionnaires et baisse ainsi leur salaire. Le gouvernement

applique les mêmes mesures de baisse salariale qu’en Grèce ou en Espagne. Les fonctionnaires y laisseront

chaque mois une journée de salaire.

Le gouvernement, le patronat, les banques savent qu’une augmentation des cotisations patronales de 0,26% par

an pendant 40 ans suffirait à régler la question du financement pour une retraite à 60 ans, à 75% au moins, pour

37,5 annuités de cotisation pour tous. Sachant que la part des profits boursiers versés aux actionnaires dépasse

chaque année en France cent milliards d’euros, on voit bien qu’une telle mesure est aisément finançable.

Avec Solidaires, nous disons que la répétition des journées d’« action », même baptisées « temps forts », est une

stratégie perdante qui ne suffira pas à faire reculer le gouvernement. Les salariés le savent aussi. Ils rejettent

pourtant massivement le projet de loi sur les retraites. Pour faire reculer Sarkozy et le capital, il faut une

mobilisation durable, massive des salariés. Cela s’appelle la grève générale. Il ne s’agit pas de la décréter et

d’attendre... mais de la rendre crédible aux yeux des salariéEs et de la rendre possible en s’appuyant sur les

mobilisations, en favorisant l’information contre la propagande du gouvernement, en multipliant les initiatives

au sein d’intersyndicales locales ou de collectifs plus larges comme il s’en développe dans de nombreux

départements. Pour cela, il faut construire des espaces de débat (appels, réunions...) entre syndicalistes de base,

par-delà les appartenances syndicales pour bâtir le combat commun.

• Pour les 37,5 annuités

• Pour la retraite à 60 ans

• Contre la régression sociale

• Pour la construction d’un rapport de force qui permette d’affronter ce gouvernement,

la Fédération Sud Education appelle tous les personnels de l’Education nationale

à la grève nationale, interprofessionnelle le 24 juin

pour imposer le retrait total du projet de loi gouvernemental.

La Fédération Sud Education appelle à multiplier les initiatives de résistance à la politique de régression

sociale généralisée du gouvernement et du Medef et à préparer une grève reconductible et généralisée.

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