info du 20 janvier 2014
Article mis en ligne le 21 janvier 2014
dernière modification le 27 janvier 2014
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Chantier sur les métiers de l’éducation
V. Peillon a engagé la réforme de nos métiers et statuts. Après un 1er round portant sur 6 des 13 chantiers prévus, il a rendu ses premières décisions avant les vacances de fin d’année. Les « travaux » vont se poursuivre pendant les premiers mois de 2014.
Comme pour la loi de « refondation de l’école », ces projets sont caractérisés par une grande continuité avec les politiques de ces dernières années. Rien n’est prévu sur le nombre d’élèves par classe, la réduction du temps de travail, la précarité, la souffrance au travail. La contrainte d’un budget constant, conséquence de l’austérité générale, rend impossible les transformations nécessaires pour l’école publique et pour nos conditions de travail.
La logique d’ensemble ne va pas dans le bon sens. Pour la prise en compte des tâches supplémentaires et la pénibilité, le ministère continue de promouvoir une compensation indemnitaire a minima, alors qu’il faut une compensation par des réductions des services. Il accroit les écarts salariaux ainsi que la division et la hiérarchisation des métiers, avec des indemnités ou des grades supérieurs pour quelques un-es et des salaires gelés pour tou-tes les autres. Lire la suite ici.
Soyons vigilants ! L’ouverture des chantiers ministériels sur la transformation des métiers de l’éducation, dans un contexte déjà conflictuel et un budget d’austérité, provoque de fortes inquiétudes.
Bien plus, avec son projet d’«  assouplissement » des obligations de service des P.E. remplaçant-es et en poste fractionné, il ouvre une première brèche vers l’annualisation et à la flexibilisation du temps de travail. Il voudrait imposer que les journées d’informations syndicales aient lieu le mercredi après-midi et non plus pendant les animations pédagogiques. Après le service minimum, c’est une nouvelle restriction du droit syndical.
Nous refusons cette réforme ! La suite ici.

Burn-out des nouveaux enseignants : une étude soutenue par une banque et des assurances conclue : C’est la faute aux enseignants !
Sur le site du café pédagogique, on peut lire en chapô de l’article « Les nouveaux enseignants étouffés par le stress » : « Une nouvelle étude menée par une équipe de l’Université de Bordeaux 2 [...], soutenue par la Mgen, la Casden, la Maïf, le Snes et le Snuipp montre qu’un nouvel enseignant sur dix est en état de burn-out dès sa première année d’enseignement. En cause le climat scolaire mais surtout la représentation du métier ».
Quoi de plus normal alors que cette étude, si elle reconnaît de grosses difficultés pour les enseignants entrant dans le métier, les explique par des raisons psychologiques et non par de la violence institutionnelle ! Tu es en burn out ? C’est parce que tu te fais une fausse image de ton métier, et que tu ne te remets pas suffisamment en question ! (« Ceux qui ne souffrent pas de burn-out sont ceux qui arrivent à se remettre en question »). Si les chercheurs nous disent qu’il y a un problème « de gestion des ressources humaines qui se pose » ce n’est pas pour dire que le management à la mode éducation nationale est générateur de stress et de mal-être, mais pour affirmer qu’il faut mieux adapter les personnels aux réalités du métier ! Surtout, ne rien remettre en cause, et adapter les enseignants aux conditions de travail génératrices de souffrance, voilà les solutions apportées par les chercheurs !
Sud éducation 16 condamne cette interprétation psychologisante et réaffirme que l’origine de la souffrance des enseignants se trouve dans les conditions de travail.

Ne pas se laisser faire !
- Construisons la mobilisation pour la réduction du nombre d’élèves par classe et la définition de plafonds nationaux.
- Exigeons l’augmentation des postes aux concours et la titularisation des tous les personnels précaires.
- Imposons la réduction du temps de travail dans des maxima de service hebdomadaires diminués et sans annualisation, la compensation de la pénibilité et des tâches supplémentaires par des réductions de service. L’augmentation générale des salaires est une revendication légitime.
- Mobilisons-nous pour le rétablissement des droits syndicaux, du droit de grève et l’abrogation du service minimum.

Notre Dame Des Landes
L’État et les pro-aéroports menacent de passer de nouveau en force. Ils prétendent débuter, dans les mois qui viennent, la destruction des espèces protégées et les chantiers de l’aéroport. Une nouvelle vague d’expulsion pourrait survenir.
Nous ne les laisserons pas faire ! Les travaux ne commenceront pas !
Sur place, le mouvement est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus cultivés et les habitats plus nombreux... Au delà, plus de 200 comités locaux se sont créés, en solidarité avec la lutte et pour la faire essaimer par chez eux.
Nous appelons toutes les forces anti-aéroport à se joindre à la manifestation du 22 février à Nantes pour leur montrer qu’il n’est pas question qu’ils touchent au bocage.
Le collectif charentais contre le projet d’aéroport à Notre Dame Des Landes affrète un bus pour participer à la manifestation du samedi 22 février à Nantes.
Inscription par courriel à notre-drame-dhollande@laposte.net ou par téléphone : 06 11 67 53 19
Le lundi 3 février 20H00, projection-débat à la MTL, 107 rue Robert Daugas à Cognac.
Le jeudi 6 février 20H30, projection-débat à la MPP, à Angoulême.

Espagne
D’autres projets de société sont possibles !
Il y a quelques mois, nous vous avions transmit ce lien vers un reportage diffusé entre autre sur France2. Dans ce reportage, sans vouloir en faire un résumé, on y voit le maire de la Marinaleda qui par une "réquisition" de terres nationales en friches a réussi par un système de cogestion là où l’État Espagnol à échoué. En 2012, le village connaissait un taux de chômage de 5 %, alors qu’à la même époque le reste de l’Espagne affichait un taux de 25 %.
Sauf que cette manière de voir les choses n’est pas compatible avec le capitalisme ! Par conséquent quoi de plus normal que de condamner M. le maire à 7 mois de réclusion !!!

Réduction des droits à manifester
Le gouvernement espagnol et le parlement, dominé par une majorité absolue du Partido Popular (PP), ont décidé de durcir le Code pénal contre ce type d’actions en particulier, mais aussi contre les simples manifestations. Ils ont proposé l’insertion d’au moins 16 nouveaux délits dans le Code pénal pour réprimer la protestation sociale. Ainsi, photographier des agents de police lors d’une manifestation sera désormais passible d’une amende d’un demi-million d’euros. Participer à une manifestation non autorisée devant le Congrès ou tout autre bâtiment public sera puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 600 000 euros, même si cette manifestation est pacifique.
Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement espagnol espère empêcher que d’autres manifestations comme celle du 25 septembre 2012 puissent avoir lieu. Pour rappel, ce jour-là, des milliers de personnes ont participé à un blocage symbolique du Congrès et réclamé la démission du gouvernement. L’intervention brutale de la police a été filmée par de nombreuses caméras de télévision et téléphones portables. Des images choquantes montrent les forces de l’ordre poursuivant des manifestants dans la gare Atocha et tirant sur eux des balles en caoutchouc à l’intérieur du bâtiment. Plusieurs plaintes ont été déposées, mais, plutôt que d’enquêter, le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, a invité un inspecteur des forces de l’ordre à se pencher sur un durcissement du droit pénal.
A l’avenir, ce ne sont plus les brutalités des agents qui seront punies, mais les journalistes et les manifestants qui les photographient.

Droit à l’avortement
L’opposition au projet de loi sur « la protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte », dont l’adoption supprimerait le droit à l’avortement, s’organise. Le texte présenté le 20 décembre en conseil des ministres ne permet de recourir à une IVG que dans deux cas : s’il y a eu viol, attesté par le dépôt de plainte, et s’il existe un risque « durable ou permanent » pour la santé physique ou psychique de la mère, certifié par deux médecins différents, étrangers à l’établissement où serait pratiquée l’IVG. La malformation du foetus n’est plus considérée comme un motif acceptable.
Pour Elena Valenciano, numéro deux du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), l’Europe doit réagir face à cette concession faite à l’extrême droite.

Tout cela ne présage rien de bon pour l’Espagne et les autres pays européens...

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