Info du 04 février 2014
Article mis en ligne le 4 février 2014
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Le FN est partout, même dans les syndicats !

A la rentrée 2014, c’est les élections professionnelles, on va devoir voter pour nos représentants syndicaux dans les commissions paritaires (CAPD, CAPA, CTM...) J’entends déjà les mauvaises langues : « Ah, c’est pour ça qu’on reçoit des mails de la CFDT et de l’UNSA ? » Il va falloir choisir. Pas facile quand on n’est pas syndiqué, et qu’on ne connaît pas plus que ça les positions de chacun des syndicats de l’éduc nat. Il peut alors être fort intéressant de regarder l’étude Harris qui rapproche le vote au 1er tour de la présidentielle de 2012 avec les sympathies pour un syndicat. Ça ne nous donne pas les valeurs des-dits syndicats mais ça éclaire un peu sur les accointances politiques de certains de leurs adhérents.

Ainsi, on voit que globalement, selon le sondage, les personnes proches d’un syndicat de salariés votent moins pour le FN (12%) que la moyenne nationale qui était de 18,5%. Et pourtant, si on regarde dans le détail : 25% des sympathisants FO, 16% des proches de l’UNSA et 15% des proches de la CFTC ont voté Lepen. A titre de comparaison, 4% des proches de SUD – Solidaires et 3% des proches de la FSU ont fait la même chose, soit les plus petits scores de ce sondage.

Et le vote Hollande alors ? La CFDT et la FSU explosent tout avec respectivement 56% et 61% des proches de ces organisations qui ont voté pour la gauche de droite dès le 1er tour ! On comprend mieux que certains se satisfassent de la politique du gouvernement ! (Lire l’article du Mammouth sur le sujet)

Jacques Risso réintégré.

Au terme de 5 mois de suspension, Jacques Risso, directeur de l’école de Rustrel (Vaucluse) et caricaturiste, est réintégré. Selon un communiqué commun des syndicats FO, Snuipp et Se-Unsa, un protocole d’accord a été conclu entre Jacques Risso et le nouveau Dasen du Vaucluse.

Selon cet accord la suspension de J Risso est annulée tout comme le conseil de discipline qui devait avoir lieu le 7 février. C’est la fin de la procédure disciplinaire contre J Risso. Celui-ci garde l’intégralité de son salaire y compris l’indemnité de directeur. Il achèvera cette année scolaire sur une mission proposée par le Dasen. Il accepte de retirer sa plainte en référé devant le tribunal administratif.

Cet accord tente de mettre fin à une des histoires les plus curieuses de l’Education nationale. Ainsi l’intersyndicale signale le fait que " le rapport que les Inspecteurs généraux ont remis au recteur, trouvé lundi dernier au dossier administratif de J. Risso, comporte au bas de la page 6 et à la page 7, des griefs qui ne figurent pas dans la version communiquée début décembre par le ministère à Jacques Risso". Ce double rapport n’est pas le seul fait troublant dans cette affaire où de nombreuses pièces ont circulé sans figurer au dossier, où, selon les syndicats, des dossiers parallèles illégaux existent dans l’administration.

A l’origine officielle de cette affaire, une gestion malheureuse d’un conflit entre élèves. Mais il semble que les caricatures que Jacques Risso a multiplié ces dernières années, dont certaines se seraient retrouvées dans les dossiers administratifs, ne sont pas pour rien dans le déclenchement de l’affaire.

L’administration de l’éducation nationale ne sort pas grandie de cette affaire. Soit J. Risso a commis une faute lourde, comme cela a été affirmé depuis septembre, et il n’est sanctionné. Soit il n’en a pas commis, comme l’affirment les syndicats et ses soutiens, et dans ce cas il a été victime d’abus administratifs qui ne sont pas sanctionnés. La procédure lancée contre J. Risso montre au moins que l’administration de l’éducation nationale est tout sauf transparente. A lire sur le café pédagogique.

Priorité à l’éducation l’austérité !

Les discours sur la « priorité à l’éducation » se heurtent à la réalité avec la publication des Dotations Horaires Globales (DHG) des collèges et lycées. Partout les chiffres confirment que le budget est insuffisant, les créations de postes très inférieures aux besoins, la « refondation » un effet de communication. Les créations de postes sont absorbées par la formation initiale et le rétablissement d’une année de stage. Elles ne permettent pas de compenser la hausse de la démographie scolaire.

Les conditions d’apprentissage ne vont pas s’améliorer pour les élèves, les conditions de travail pour les personnels non plus ; les effectifs des classes ne vont pas diminuer. C’est souvent le contraire qui va se produire. Avec « l’autonomie des établissements », cette pénurie risque d’accentuer la concurrence : il faut s’unir pour exiger partout des moyens à la hauteur des besoins.

En région parisienne, des établissements sont en grève et des AG sont organisées. Le mouvement s’étend. SUD éducation apporte son soutien à toutes ces mobilisations et appelle à les multiplier. Imposons par nos luttes des moyens pour satisfaire les besoins, la réduction des effectifs/classe et la définition de plafonds nationaux pour le nombre d’élèves par classe, des dédoublements systématiques, la titularisation de tou-te-s les précaires et des recrutements de titulaires à la hauteur des nécessités. A lire sur le site de la fédé.

Un calendrier scolaire taillé pour le tourisme

V. Peillon, ministre de la neige, vient encore de démontrer que l’intérêt des enfants est sa priorité en publiant les calendriers scolaires des 3 années à venir. Ils programment jusqu’à 11 semaines de classes consécutives et une prérentrée fin août, avec en plus le maintien de l’obligation d’une 2e journée de prérentrée. SUD éducation s’oppose à ces calendriers inacceptables et appelle dans un premier temps à signer massivement la pétition intersyndicale.

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