info du 31 mars 2014
Article mis en ligne le 31 mars 2014
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Stage Solidaires16 : Quelles réponses à la montée de l’extrême-droite ?

Les dernières élections municipales confirment une inquiétante progression de l’extrême-droite dans notre pays. Celle-ci ne se manifeste pas seulement électoralement. Cette évolution préoccupe à juste titre nombreux d’entre nous.
C’est pourquoi nous vous invitons à ce stage au cours duquel les thèmes suivants seront abordés :

Quelles sont les origines de l’extrême-droite en France ? Comment ce courant s’est-il manifesté au cours de l’histoire ? Quelles sont ses stratégies actuelles ? Quelle tentative de séduction visant les enseignants ? Quels dangers représente-t-il ? Comment y faire face ?...
Pour participer au stage (c’est un droit -qui s’use que si l’on ne s’en sert pas- pour tout salarié : chacun d’entre nous dispose de 12 jours par an à ce titre), déposez une demande d’autorisation d’absence un mois à l’avance, c’est à dire au plus tard le Samedi 12 avril. Lettre type pour la demande de participation au stage en document téléchargeable ci-après.

Renseignements et inscription à sud-educ16@wanadoo.fr ou au 05.45.93.15.42.

L’extrême droite s’attaque à une enseignante syndicaliste

C’est avec stupeur et colère que la fédération SUD éducation a appris l’attaque grave et ignominieuse menée à l’encontre d’une enseignante en maternelle de Joué-lès-Tours dans l’Indre-et-Loire (37) par le groupuscule d’extrême droite « Journée de retrait de l’école » (JRE) qu’anime Farida Belghoul.
Dans une vidéo d’une dizaine de minutes publiée le samedi 29 mars par le site internet de cette officine, notre collègue et camarade est publiquement accusée d’avoir procédé à des attouchements sexuels sur des enfants de sa classe de maternelle. Ce mensonge est détaillé jusqu’à la nausée pendant plus de dix minutes. Des commentaires haineux, appelant au lynchage et menaçant de mort notre collègue, accompagnent la vidéo diffusée sur la plateforme You tube.

L’association de promotion de « Journées de retrait de l’école » (proche du groupe Égalité et réconciliation d’Alain Soral, qui se définit lui-même comme « national et socialiste ») s’est donnée pour combat imaginaire la dénonciation par tous les moyens d’une prétendue « théorie du genre »… s’attaquant par contre pour de vrai à l’éducation à l’égalité entre filles et garçons.

Aujourd’hui, alors qu’une nouvelle journée de retrait des enfants des écoles est programmée ce lundi 31 mars, c’est dans la plus pure tradition des groupes fascistes que la JRE utilise la diffamation et le mensonge pour appuyer son combat rétrograde et abuser des parents d’élèves.

La fédération SUD éducation soutient l’enseignante attaquée, ainsi que tous les collègues de l’école et le syndicat SUD éducation d’Indre-et-Loire qui est à leurs côtés.
Nous soutiendrons les démarches, y compris juridiques, que mettront en œuvre nos collègues pour riposter à cette attaque ignoble. L’extrême droite est notre pire ennemie, nous ne la laisserons pas impunément agir, dans l’Éducation nationale comme ailleurs.

Le 12 avril, marchons contre l’austérité pour l’égalité, et le partage des richesses.

Deux cent responsables syndicaux, associatifs, politiques, personnalités ont signé un appel à une grande marche nationale le 12 avril à Paris : « Maintenant ça suffit ! ».
La fédération SUD éducation s’est associée à cet initiative et appelle à participer massivement à cette mobilisation.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.
En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?

Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses.

Cette marche ne restera pas sans lendemain. Un départ en TGV depuis Angoulême est organisé, contact : solidaires16@wanadoo.fr 05 45 93 15 42 ou 06 63 80 13 21. cf. tract téléchargeable ci-après.

Le 12 avril également, à Chinon, c’est FukuChiNON !

Entre les tristes anniversaires des accidents de Tchernobyl et Fukushima, un collectif regroupant plusieurs groupes locaux du grand ouest du Réseau Sortir du nucléaire, des associations et des citoyens, organise le 12 avril 2014 un festival anti nucléaire et pour les énergies renouvelables.

Intitulé Fukuchinon, il se déroulera de 11h à 23h, à Chinon en Indre-et-Loire (1ère centrale construite en France).
Sur place : marche pacifiste à 14h et village des alternatives avec restauration et marché bio, expositions, conférences, documentaires, stands d’artisans, musique, animations pour les petits et les grands, clowns et... briseurs d’atomes.
Nous invitons les citoyens à venir nombreux le 12 avril exprimer leur volonté de sortir du nucléaire et leur désir de voir les énergies renouvelables lui succéder ! Ou tout simplement s’informer ... Plus d’informations ici.

Google, accusé de ficher les élèves et étudiants

Comme le signale Mediapart, "Selon une plainte déposée aux États-Unis, le géant du web créerait « subrepticement » des profils à l’aide de données collectées via son offre « Google Apps Education » utilisée par 30 millions d’élèves dans le monde, et dans de nombreux établissements français. Parents, vos enfants sont peut-être déjà fichés sur internet et ce avec la complicité, involontaire, de l’éducation nationale.", alors même que dans la haute administration on déconseille vivement l’utilisation de Gmail pour des raisons évidentes de confidentialité et de sécurité... Voir aussi les détails sur la plainte déposée aux États-Unis ici.
Ajoutons que s’il n’existe pas en France de partenariat officiel entre l’éducation nationale et les Google apps, cela n’empêche pas Google de faire sa pub, très officiellement sur certains sites académiques, comme ici par exemple, auprès des directeurs d’écoles, ce qui est bien sûr susceptible de favoriser l’implantation des Google apps dans les écoles primaires ou les établissements secondaires. Quant à l’enseignement supérieur, plusieurs établissements l’utilisent déjà aussi..., à la grande satisfaction de certains milieux syndicaux... Selon le Figaro en effet, la très droitière UNI n’y trouve rien à redire et approuverait même plutôt... A lire sur le Mammouth déchaîné.

Téléchargements Fichiers à télécharger :
  • invitation_stage_12_mai.pdf
  • 466.3 ko / PDF
  • 2014_04_12_paris.pdf
  • 345.5 ko / PDF

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