Info du 20 mai 2014
Article mis en ligne le 27 mai 2014
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-* Éducation nationale : plus tu travailles, moins tu gagnes !

« Les hiérarchies, c’est comme les étagères, plus c’est haut, moins ça sert »... une vérité à méditer en lisant le nouveau rapport du bilan social du ministère de l’Education nationale... qui nous invite aussi à réfléchir sur l’actualité de cette autre formule : « A travail égal, salaire égal » ! Le site de l’Express en propose un résumé assez édifiant sur l’élitisme de notre système éducatif et sur son « culte » des hiérarchies et des inégalités.

Temps de travail hebdomadaire : 41 à 44 heures
Le temps de travail moyen des enseignants du primaire s’établit à 44h hebdomadaires, dont 25h30 devant les élèves.

Le temps de travail des professeurs du secondaire s’établit à 41 heures, dont la moitié devant les élèves.Salaire moyen médian : 2493 à 2966 euros nets mensuels
Le salaire médian des enseignants du primaire s’établit à 2130 euros nets, contre 2493 euros nets pour les professeurs de collège certifiés, 3443 pour les agrégés, et jusqu’à 5795 euros nets pour les professeurs de chaire supérieure- notamment les professeurs de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). C’est chez ces derniers que la différence de salaire homme/femme est la plus grande- au bénéfice des premiers.
Rappelons que c’est aussi face à ces derniers que le gouvernement Hollande avait reculé...
Comme souvent dans la presse, les salariés de l’EN se limitent aux seuls enseignants. Il faut donc aller chercher ailleurs d’autres chiffres aussi instructifs :
Pour les agents de l’Education nationale (en charge de l’entretien des bâtiments, par exemple) le salaire net mensuel pour les hommes est de 1 653 nets / mois Salaire net mensuel pour les femmes 1 506 € nets / mois soit 9 % de moins que les hommes.
Leur temps de travail est de 1607 heures annualisées, moins 14 heures de fractionnement, moins les jours férié. 25 jours de permanences maximum par an à l’éducation nationale. Soit un temps de travail de 36 semaines devant élèves et de 5 semaines hors temps de présence élèves.
Le salaire d’une ATSEM va de 1050 à 1700€ soit, en début de carrière 5,5 fois moins qu’un prof de Prépa !!!!

Tous ces chiffres ne prennent pas non plus en compte la situations des personnels sous statut précaire, contrats aidés, etc. A lire sur questionsdeclasses.org

Et à voir le tableau édifiant du temps de travail moyen des enseignants sur le mammouth déchainé.

-* Une séquence pédagogique détournée par la JRE

Selon l’AFP, le rectorat de Besançon a porté plainte contre la JRE pour détournement d’une vidéo réalisée par un collège de l’académie. L’enseignant avait invité un auteur de littérature jeunesse, Bernard Friot et fait réalisé avec les collégiens des vidéos inspirées de son oeuvre. Dans l’une d’entre elles, des élèves se rasent et se maquillent dans un mélange masculin / féminin. Pour la JRE , la vidéo prouve l’enseignement de la théorie du genre dans l’éducation nationale. Encadrée par des articles à la gloire de l’extrême droite, cet article de la JRE fait la promotion de la nouvelle journée de la JRE le 12 mai. A lire sur le café pédagogique.

-* Harcèlement moral, conditions de travail : on fait le point.

Dans l’Éducation nationale, selon une étude du « Carrefour santé social » sur les risques psycho-sociaux réalisée en mai 2011, 24% des agents sont en état de tension au travail et 14% en situation de « burn out » (expression anglophone passée dans le langage courant et de plus en plus utilisé par les médecins généralistes pour décrire un syndrome frappant principalement les professions où l’on s’occupe de l’autre et ayant comme caractéristiques l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la démotivation). D’après la MGEN (mutuelle de santé), ses services accompagnent 15.000 agents par an, dont « 6.000 bénéficient d’un tête-à-tête avec un psychologue ». Quant aux suicides, ils ne sont pas si rares que le Ministère veut le faire croire, même s’il est très difficile d’en chiffrer le nombre exact car il n’existe pas de statistiques fiables et/ou officielles sur le sujet.

[…] Effectifs de classes surchargés, nombre de classes en charge pour chaque enseignant en augmentation, précarité de l’affectation quand des centaines de postes sont fermés tous les ans, incertitude sur l’avenir professionnel, pressions internes au sein des établissements (chantage à l’emploi du temps, au service, aux heures sup…), réforme du bac pro modifiant considérablement le rapport à l’élève et à la discipline pour laquelle notre collègue avait été recrutée (comme c’est le cas pour bon nombre des réformes imposées ces dernières années)… Ces dégradations concernent par ailleurs aussi l’ensemble des personnels administratifs, sociaux et de santé de l’Éducation nationale. A cela s’ajoute la difficulté pour un enseignant et pour l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale de pouvoir exprimer son malaise ou sa souffrance professionnelle par manque de moyens (une seule visite médicale plus que formelle est requise à l’entrée dans le métier et plus rien ensuite pendant les 42 ans qui suivent) ou par peur de se retrouver étiqueté « mauvais prof ».

[…] Aujourd’hui, la situation ne fait qu’empirer. Les chefs d’établissement jouant leur promotion sur les états de service qu’ils produisent eux-mêmes, ils ont tendance à étouffer les affaires. Quant aux autorités rectorales, elles minimisent ou imposent la loi du silence (pour en savoir plus à ce sujet, voir le blog Omerta au Rectorat). Lire l’article en entier sur Questionsdeclasse.org

-* Évaluation/expulsion (des étudiants étrangers)

Certains préfets (comme celui du Bas-Rhin) s’arrogent le droit de juger le niveau d’études des étudiants étrangers pour mieux les expulser...
Le Monde Extrait : « Nous avons l’impression nette d’un durcissement », constate Pascal Maillard, enseignant chercheur à l’université de Strasbourg, membre du Snesup. Le syndicat, avec douze organisations, soutient cinq étudiants dont certains sont sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. « Alors que nous avions pu régler à l’amiable des cas comparables l’an passé, cela n’a été possible cette année que pour deux d’entre eux », déplore-t-il.
Certains refus du préfet du Bas-Rhin s’appuient sur les notes insuffisantes obtenues par les étudiants, bien que, dans certains cas, ceux-ci aient validé leur semestre et obtenu la moyenne. « Il n’est pas du ressort de la préfecture de juger le niveau d’études des étudiants, mais du nôtre », martèle M. Maillard. » A lire sur le Mammouth déchaîné.

-* Le numérique à l’école : des outils au service de l’apprentissage des élèves, vraiment ?

Tableau interactif, ordinateur, tablette : le numérique pénètre les écoles. Ces nouveaux outils servent-ils l’apprentissage et la pédagogie ? Ou les intérêts commerciaux des géants de l’Internet et de l’électronique ? Roberto Casati, philosophe spécialiste des sciences cognitives, s’interroge sur les conséquences de ces technologies. Selon lui, elles altèrent nos capacités à lire avec attention, à se concentrer. Sans que les élèves en sachent beaucoup plus sur le fonctionnement d’un ordinateur, d’un logiciel ou d’un moteur de recherche. « Ce qui compte, pour les géants de ce système, c’est que vous soyez connectés en permanence afin de pouvoir vous proposer continuellement des produits. » Entretien à lire sur Bastamag.net

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