Info du 03 juin
Article mis en ligne le 3 juin 2014
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-* Le suicide d’un enseignant reconnu comme "imputable au service"

France info : « Presque deux ans après le suicide d’un enseignant dans le Calvados, le jour de la rentrée scolaire dans son lycée, le syndicat Sud Éducation affirme que le rectorat a reconnu son geste comme "imputable au service". Une première en France selon le syndicat, qui n’a eu de cesse de dénoncer l’effet des conditions de travail qui empirent sur le bien-être des enseignants.

Le 6 septembre 2012, un communiqué du syndicat Sud Éducationdénonçait "la souffrance des personnels de l’Éducation nationale qui n’a fait qu’empirer ces dernières années". Quelques heures plus tôt, un enseignant "nouvellement affecté" dans un lycée du Calvados, âgé de 40 ans, s’était suicidé, en ce jour de rentrée scolaire. Il effectuait ses premiers pas en lycée après avoir enseigné en primaire. Le syndicat ajoutait : "Comme après chaque suicide, le rectorat nie la relation avec le travail et dans ce dernier cas utilise une cellule dite psychologique pour demander au personnel de rester silencieux sur l’événement, et pouvoir d’autant mieux renvoyer à la sphère privée".

Presque deux ans plus tard, le ministère de l’Éducation nationale a fait marche arrière, selon Sud. Le recteur aurait reconnu ce suicide comme "imputable au service", donc le lien entre ses conditions de travail et son geste. Pour Brigitte Bioton, mandatée fédérale du syndicat sur la questions des conditions de travail, "sur tout accident de travail, il devrait y avoir une enquête", ce qui "ne se fait jamais".

Les membres du syndicat attendent désormais une enquête en bonne et due forme du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), mais aussi des changements dans les conditions de travail, et en particulier un plus important suivi médical. Car, selon Sébastien Rouaux, membre du syndicat et professeur en lycée technologique, il y a un vrai manque sur ce point-là.

Après l’imputabilité au service reconnue, le syndicat ne compte pas s’arrêter là, et tient à ce que le dossier soit mené jusqu’au bout par le ministère de l’Éducation nationale.

-* Les pauvres de plus en plus pauvres... Et les riches de plus en plus riches !

+ 1 800 euros annuels pour les 10 % les plus riches, - 400 euros pour les 10 % les plus pauvres. Le bilan de l’évolution des revenus sur la période 2008-2011 [1] est sombre pour les milieux populaires. La « baisse généralisée du pouvoir d’achat » [2], tant médiatisée, est une imposture : le pouvoir d’achat augmente pour les plus riches et diminue pour les plus pauvres.

Bien des catégories sont à l’abri de la crise. Elle ne frappe qu’une partie de la population : les plus modestes, déjà fragilisés par des décennies de chômage. Les jeunes, les ouvriers et les employés, la main d’œuvre peu qualifiée travaillant dans les petites entreprises du secteur privé et les immigrés sont en première ligne. Et pourtant, on entend essentiellement le bruit des couches aisées qui continuent d’oser se plaindre d’être matraquées par les impôts. Le gouvernement, dont l’action est formatée par les sondages, a entendu le « ras-le-bol-fiscal ». Il a perdu le sens de la réalité sociale. Les politiques mises en œuvre sont totalement décalées par rapport à la hauteur de l’enjeu. Lire la suite sur l’observatoire des inégalités.

-* Le visage de la France qui décroche à l’école.

A l’école, la moitié des décrocheurs ont un père ouvrier, 5 % un père cadre. 54 % des enfants en retard en troisième ont des parents non diplômés, 14 % ont des parents diplômés du supérieur. La France qui ne suit pas le rythme du système scolaire est dans son immense majorité issue des catégories défavorisées. L’intérêt porté aux filières prestigieuses fait oublier son image inverse : les moins renommées qui rassemblent les enfants issus pour l’essentiel des catégories populaires. Dans les filières pour les élèves les plus en difficulté au collège, les Sections d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), on trouve 84 % d’enfants issus des milieux populaires (ouvriers, employés, sans profession) et moins de 2 % d’enfants de cadres. Le constat d’un système scolaire reproduisant les inégalités sociales est désormais partagé. Les données de l’enquête internationale Pisa de l’OCDE [3] – auprès des élèves âgés de 15 ans - ont été largement diffusées, parfois jusqu’à l’excès. Mais l’hypocrisie règne : derrière les discours de justice, aucune mesure n’est mise en œuvre pour réformer l’école sur le fond, dans sa structure, ses programmes et sa pédagogie. A lire sur l’observatoire des inégalités.

-* Brésil : la Coupe (du monde) est pleine !

Du 12 juin au 13 juillet, la Coupe du monde de football a lieu au Brésil. En 2016, les Jeux Olympiques seront organisés dans ce pays. Pour ces deux évènements sportifs et commerciaux, des sommes colossales sont dépensées, alors que nombre de besoins essentiels de la population ne sont pas satisfaits, loin de là. Par ailleurs, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) comme le Comité International Olympique (CIO) ont la détestable habitude de s’accommoder sans sourciller avec des régimes totalitaires. La FIFA, le CIO et les états qui les soutiennent, notamment en leur accordant d’importants fonds publics et en les cautionnant, méprisent les populations qui vivent dans les pays où ils organisent ces compétitions sportives internationales : dépenses somptueuses, déplacements autoritaires de populations, répression, accompagnent souvent ces initiatives ; le Brésil n’y échappe pas.

Nous affirmons notre solidarité avec celles et ceux qui, au Brésil, refusent que la Coupe du monde de football soit le prétexte à de graves mesures qui attaquent directement la population, particulièrement les plus pauvres et visent spécifiquement celles et ceux qui résistent et exigent le respect des droits fondamentaux : Projet de loi étendant très dangereusement le possible recours aux mesures « antiterroristes » ; Interdiction et répression envers les manifestations ; Campagnes diffamatoires envers celles et ceux qui s’opposent à la remise en cause des libertés ; Occupation de favelas par des forces militaires et de police, qui prolonge les innombrables expulsions opérées pour les chantiers de la Coupe du monde et des JO de 2016. Plus de 170 000 familles ont été jetées à la rue ! ; Organisation par les réseaux mafieux d’une prostitution à grande échelle dans toutes les villes où auront lieu les matchs, avec ce que cela implique en termes de violences et de négation des droits humains.

Des organisations syndicales et des mouvements sociaux brésiliens organisent la résistance et refusent à juste titre d’y renoncer pour cause de Coupe du monde de football. « L’argent parvient à la FIFA et aux entreprises. Nous voulons de l’argent pour la santé, l’éducation, le logement, les transports collectifs et la réforme agraire », affirment-ils, et ils ont raison ! Lire la suite sur sudeducation.org

-* 60000 postes : On n’y arrivera pas selon la cour des comptes.

La création de 60 000 postes dans l’éducation et la recherche matérialise la priorité donnée par le candidat Hollande à la jeunesse et l’éducation. Mais cet objectif peut-il être atteint ? On peut en douter on lisant le rapport de la Cour des comptes sur le budget 2013. L’Education nationale s’avère incapable de recruter le nombre d’enseignants inscrit au budget. Il lui manque 3 622 emplois de professeurs. En trois ans de 2014 à 2017, il lui faudrait trouver 41 000 enseignants. Ça risque d’être impossible...

Objectif non atteint en 2013. "Pour la rentrée 2013, la volonté affichée était bien de procéder au remplacement de l’ensemble des départs anticipés, mais aussi de procéder à des ouvertures de postes au-delà du seul remplacement des départs, à hauteur de 27,6 % des départs anticipés, soit une augmentation de 8 981 ETP", note le rapport publié le 29 mai. Or sur ces 8781 emplois d’enseignants, seuls 5159 ont été exécutés. Il manque 3622 emplois.

Le pire c’est que ces emplois manquent justement sur les axes prioritaires du ministre. "Le plafond d’emplois pour 2013 ne reflète donc que marginalement les intentions affichées par l’exécutif dans la loi de refondation", note le rapport. "Les créations se sont concentrées sur deux programmes : le second degré, qui a bénéficié de 583 ETPT en plus, et la vie de l’élève, qui a bénéficié de 1 756 ETPT supplémentaires. A l’inverse, les autres programmes ont accusé une nouvelle baisse de leur plafond d’emplois respectifs (-449 ETPT pour l’enseignement primaire, ce qui n’est pas cohérent avec la priorité affichée pour l’enseignement primaire dans la loi de refondation". Lire la suite sur le café pédagogique.

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