CDEN du 30 juin 2014
Article mis en ligne le 4 juillet 2014
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Déclaration liminaire de SUD Education Charente
Plus que jamais en cette période où les mécontentements fusent de toutes parts, SUD Education apporte son soutien à ceux et à celles dont les plaintes sont à l’évidence fondées et légitimes.
Nous nous adressons aux représentants de l’Etat et nous leur adressons des reproches car c’est l’Etat que nous tenons pour responsables des attaques répétées contre le service public dont il orchestre peu à peu le démantèlement comme c’est le cas pour le courrier, les transports, les secours, la santé, la culture et maintenant l’éducation.
C’est sans illusion que nous protestons aujourd’hui par le biais du CDEN : nous savons toutes et tous que les luttes se gagnent sur le terrain et pas dans les salons de la préfecture.
Nous continuerons à soutenir la lutte contre la réforme des rythmes scolaires qui apparaît maintenant dans sa vraie finalité puisque les assouplissements apportés par le successeur de Vincent Peillon mettent en évidence que l’intérêt de l’enfant n’est plus en première ligne : la multiplicité des demandes d’horaires dérogatoires établit clairement ce que nous avons eu de cesse de dénoncer ; le couteau sous la gorge, de nombreuses communes ont dû choisir entre leurs finances ou des aménagements coûteux en sacrifiant ce qui avait été présenté au départ comme LA solution incontestable aux problèmes d’apprentissage des élèves.
On voit aujourd’hui que les rythmes scolaires ont fait long feu mais que leur véritable objectif est atteint. La territorialisation s’accentue, l’écart se creuse entre zones urbaines et zones rurales, entre les communes riches et les communes pauvres dont la désertification s’accentuera dans les années qui viennent puisque les aides de l’Etat ne sont prévues que jusqu’en 2017.
L’engrenage est lancé : cette année les fermetures de classes, voire d’écoles ne sont que les prémices d’autres difficultés encore plus considérables.
C’est pour cette raison que nous refusons de nous plier aux critères de fermetures des classes et à cette logique comptable aveugle qui met en péril les zones défavorisées, qu’elles soient rurales ou urbaines.
SUD Education dénonce une fois de plus le double discours du gouvernement dont les
contradictions s’expriment au quotidien : on prend aux pauvres en s’attaquant au service public dont la casse s’intensifie et on privilégie les riches en leur faisant des cadeaux !
Moins d’écoles, moins de profs, moins de soins, moins de cultures et j’en passe ...
Celles et ceux qui sont aux premières loges de cette spirale infernale et notamment les enseignants bien placés pour mesurer l’agravation des problèmes sociaux, l’appauvrissement des quartiers, la désertification des campagnes, en ressentent une grande souffrance.
En témoigne le récent cri de détresse de nos collègues et des parents d’élèves du collège Michèle Pallet , c’est un exemple flagrant de notre propos.
Alors que l’établissement vient d’obtenir son classement en REP(réseau d’éducation prioritaire renforcé) et donc normalement tous les moyens inhérents, nous découvrons que non seulement ces moyens sont réduits mais pis encore que la baisse d’effectifs par laquelle l’institution se justifie serait en réalité due à des dérogations massives accordées par vos services, monsieur l’inspecteur !
Ce collège qui est un des garants de la mixité sociale dans un quartier stigmatisé à tort peut compter sur l’aide de Sud Education si ses revendications ne sont pas satisfaites.
A Javrezac aussi, la souffrance est grande ! Les enseignants qui pratiquent une pédagogie différente sentent planer non plus la menace de fermeture d’une seule classe comme annoncé mais dans un avenir proche la fermeture de toute l’école ! Nous avons en effet été informés que la mairie -sous pression- refuserait dorénavant les inscriptions hors CDC, aussi bien en moyenne section qu’en grande section. Nous dénonçons cette situation qui a des conséquences inacceptables sur le travail et la santé des enseignants.
C’est avec force que nous demandons aujourd’hui à l’Etat de prendre ses responsabilités, de tenir ses engagements et enfin d’entendre les victimes d’une politique d’austérité inacceptable, qui sacrifie non seulement les salarié-es du service public mais par la mise à mal de ses secteurs, l’ensemble des salarié-es, des sans-emplois ou des retraité-es.
Les luttes de ces dernières semaines, qu’elles soient celle des cheminots, des postiers, des intermittents du spectacle ou la dernière en date au collège Michèle Pallet, toutes convergent dans une seule direction, celle d’une société où l’on s’efforce de réduire les inégalités de toutes sortes et dans laquelle on veille à la justice sociale.

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