De la maternelle à l’Université, enseignants, administratifs, ATEE, AVS, AESH, AED, titulaires ou précaires, avec l’ensemble de la fonction publique...
Toutes et tous en grève le 26 janvier !
Article mis en ligne le 18 janvier 2016
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Toutes et tous en grève le 26 janvier.

  • Pour une augmentation des salaires de 300 €
  • Pour une réduction des effectifs dans nos classes
  • Pour la défense du service public

Salaires
N’oublions pas la situation scandaleuse faite à nos collègues AVS ou AESH le plus souvent rémunérés à 679 € nets par mois, ce qui fait que l’immense majorité d’entre eux (elles, le plus souvent) sont condamné-e-s à survivre en-dessous du seuil de pauvreté. N’oublions pas que nos collègues contractuels enseignants soumis à l’instabilité de leur situation perçoivent moins de 1500 € nets par mois, et ce, même après 10 ans d’ancienneté.

Quant aux titulaires, ils sont à des niveaux de rémunération tels que la France est le seul pays - avec la Grèce et le Japon - dans lequel le salaire des profs a diminué, en euro constant, entre 2000 et 2011 selon l’OCDE. Et depuis les choses n’ont pas changé (depuis 2010 nos salaires, via le point d’indice, sont « gelés » et pire, le salaire net a baissé via la hausse des cotisations). Un prof du primaire gagne chez nous 11% de moins que la moyenne de ses collègues de l’OCDE, soit 435 euros de moins par mois...

Au collège, les professeurs sont payés 86 euros de moins en moyenne que dans les autres pays. Et au lycée, 72 euros de moins. Et il perçoit 75% de ce que gagnent globalement les diplômés de l’enseignement supérieur, contre 82% en moyenne dans l’OCDE.

Quant à l’avancement, il varie au gré du bon vouloir des IEN, IPR (et un peu du chef d’établissement dans le secondaire)... lesquels ne sont pas soumis au même régime (lire encadré). Mais pour plus de 50% des enseignants, c’est régime sec, avec un lent avancement à l’ancienneté. La hors classe (qui dans le premier degré concerne essentiellement les directeurs et conseillers péda) reste un mirage pour la très grande majorité d’entre nous...

ISAE, ISOE, égalité :
Les profs du primaire perçoivent 400 € d’indemnité annuelle de suivi des élèves. Ceux du secondaire 1200. A travail égal, salaire égal : un même montant pour toutes et tous (précisons, pour un alignement à 1200 €, avec ce gouvernement on n’est jamais assez prudent...)

Réforme du collège contre l’avis des collègues :
Le ministère a traité avec mépris la protestation des collègues et passe en force, pour imposer un projet qui instaure l’autonomie des collèges, la bivalence des collègues et réduit le nombre d’heures d’enseignement pour les élèves. Quant aux « formations obligatoires » expresses mises en place, elles ont pour objectif principal de nous expliquer le bien-fondé de cette décision ministérielle... (comme si nous avions mal compris). Mais pas seulement. Les premières qui se sont déroulées montrent à quel point le pouvoir des chef-e-s d’établissement est renforcé par l’instauration de l’autonomie sur des heures non fléchées (AP et EPI entre autre). Les DGH qui se préparent tiendront compte de ces choix opérés par les principales et principaux et auront de lourdes conséquences sur les postes.

Effectifs
Dans les lycées du département la norme est maintenant la classe -très hétérogène- à 35 élèves, voire plus. On arrive à 30 dans certaines classes de collège et on atteint 34 en primaire. Dans le même temps, la ministre ose déclarer que « le redoublement n’a plus raison d’être puisque notre système éducatif permet maintenant la prise en charge individualisée des difficultés scolaires ». On se moque de qui ?

Menace sur les écoles :
A la rentrée 11 écoles ont été fermées en Charente et de nombreuses classes ont subi le même sort. Bilan, des élèves restent à la porte comme à Villefagnan. La DSDEN 16 prépare actuellement une « convention ruralité » dont l’objectif évident est le regroupement et donc, la disparition programmée d’ écoles rurales.

ATEE :
Ce qui caractérise notre situation c’est la surcharge de travail et l’incertitude pour notre avenir. Ainsi dans un lycée d’Angoulême, alors que le nombre d’élèves a augmenté de 37% en 5 ans (avec pour corolaire l’augmentation du travail d’entretien et de restauration) l’effectif agents est resté identique. Nos inquiétudes concernent les grandes manœuvres de la réforme territoriale : le conseiller juridique des Régions de France annonce la couleur : « le temps de travail des agents pourra être revu (…) et il sera nécessaire de mettre en place un mode d’avancement unique »... on comprend ce que cela prépare.

Toutes et tous en grève le 26 janvier.

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